

Une princesse tropicale baignant dans la mer des Caraïbes et pointant du doigt, comme celui de E.T, le Golfe du Mexique et faisant face au déchaînement de l’Océan Atlantique a su réveiller en chacun d’entre nous une passion. 11 millions d’âmes peuplent une superficie totale de 110 861 km2 dont 2 millions à La Havane. C’est aussi la plus grande île des Antilles, son petit nom : « la Perle des Caraïbes ».
Elle a longtemps été considérée comme la Clé du Nouveau Monde en raison de sa situation stratégique. Lorsque Christophe Colomb découvrit cette splendide île, il croyait découvrir les Indes, déçu il largua les amarres vers de nouvelles aventures. Alors entra en scène Diego Delasquez qui entreprit la conquête du pays et l’exploitation des premiers habitants de l’île : les indiens.
Une fois les rares mines d’or épuisées ainsi que la main d’œuvre, il se tourna vers le Mexique et utilisèrent La Havane comme plaque tournante. Son port fût bientôt assailli de navires chargés de richesses à destination de l’Ancien Monde. C’était sans compter sur la discipline et la sagesse des ancêtres de Jack Sparrow et la malédiction du Black Pearl, les flibustiers des mers plus communément, les pirates des Caraïbes. Les espagnols, pour se protéger de ces bandits, mirent en place tout un système de fortifications (que vous visiterez lors de votre séjour à Cuba.) .
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Une fois les tainos, arawak et les siboney décimés, les conquistadors se tournèrent vers l’Afrique, mine d’or noir et développèrent l’or blanc : la culture de la canne à sucre mais aussi le café et le tabac. Les premiers esclaves africains arrivent à Cuba tout début du XVI ème siècle et ce jusqu’au XIX e. Ils provenaient surtout du Nigeria, de l’Angola, du Ghana et du Congo. Comme leurs prédécesseurs indiens ont les convertis au christianisme, non sans peine car ils sauront conserver leurs croyances et donneront naissance aux cultes afro-cubains, dont la Santeria et le Palo Monte.

Le 10 octobre 1868 marque le début de la première guerre d’indépendance (1868-1878). Carlos Manuel de Cespedes, riche propriétaire d’une vaste plantation de canne à sucre près de Santiago et considéré comme « le père de la patrie cubaine », libère ses esclaves et lance une insurrection contre les autorités coloniales. Les Etats-Unis soutiennent les insurgés mais les Espagnols remportent la victoire. Suite à cette guerre un pacte est scellé, « abolissant » notamment l’esclavage en 1880 et mis en pratique seulement en 1886.

L’insatisfaction des réformes non appliquées entraîneront la seconde guerre d’indépendance (29 janvier 1895), cette fois-ci initiée par José Marti. Ce jeune poète et écrivain, aujourd’hui glorifié par les cubains, se lance dans la lutte avec deux généraux notoires : Maximo Gomez et Antonio Maceo. Ils tomberont tous aux combats, le premier à l’âge de 42 ans. Les Etats-Unis font alors un come back sur le devant de la scène et prennent part à la bataille. Le traité de Paris (10 décembre 1898) met fin aux combats et les vainqueurs nord-américains prennent l’île sous tutelle.
En 1902, le République de Cuba est créée mais sous l’œil cupide de l’amendement Platt qui fut transcrit dans la constitution et qui étouffera le peuple cubain jusqu’à aujourd’hui notamment avec la base navale de Guantanamo louée depuis 1903 pour environ 4000 dollars/an. Avant l’arrivée des barbudos en 1959, deux présidents marquèrent réellement l’histoire de Cuba : Gerardo Machado et Fulgencio Batista. Leur mandat fut une longue période d’enrichissement personnel et de corruption. Sur fond de crise économique et sociale, le peuple se soulève et est sévèrement réprimandé, de nombreux massacres sont alors commis. A cette période Cuba devient le bordel des Etats-Unis où les casinos fleurissent et l’alcool coule à flot en cette période de Prohibition
En 1953, un jeune avocat, rentre dans l’histoire (pour ne plus en sortir) en s’opposant au régime en place. Le 26 juillet de cette même année, il attaque la caserne de la Moncada (dépôt d’arme) à Santiago mais échoue. Il est fait prisonnier jusqu’en 1955 à l’île des Pins, date à laquelle une amnistie est accordée. Il s’exile au Mexique avec son frère Raul où ils rencontrent le Che.

La guerilla castriste est orchestrée depuis les hauteurs de la Sierra Maestra, grâce un fort soutien populaire, le 1er janvier 1959 la révolution triomphe et les barbudos entrent dans La Havane renversant ainsi le dictateur Batista. Non satisfait de la tournure de cette révolution, les Etats Unis dès 1960 instaurent alors un blocus économique et exercent de très importantes pressions militaires qui se poursuivent encore aujourd'hui. Ces pressions auront constituées le principal frein au développement économique de l'île.