• Accueil
  • Cours de danse
  • Coopération culturelle
  • Lecteur Audio "El Chichco !
  • Séjour Coopération 2011
  • Photos / vidéos
  • Musique
  • Cuba
  • L'association
  • Liens utiles
  • Contact : soycuba@soycuba.fr

Janvier- Aout 2011 : Immersion culturelle et solidaire à Santiago de Cuba

La coopération
Avec les artistes/Videos

Fabien (président de l’association et qui donne les cours de salsa à Malakoff)  est parti à Santiago pendant plus de 7 mois pour étudier, partager  et vivre « à la cubaine » dans le cadre des activités et des objectifs de l’association SOYCUBA et de CUBA COOPERATION.


L’expérience était axée sur 2 items: les danses cubaines et les activités de coopération. Il nous a fait un résumé de ses activités et actions lors de son séjour.

 
Pendant une répétition avec la troupe Cutumba   Avec la directrice du conseil municipal de la culture pour les actions avec la casa cultura Poveda

 

L’aspect coopération solidaire


 « Il s’agissait d'un des 2 volets de mon séjour : coordonner sur le terrain l’achat de matériel pour des institutions culturelles avec les ressources de l’association soycuba. Mon rôle était donc de déterminer surplace avec les responsables des services culturels du  conseil « arte y escenica » (service qui gère l’ensemble des artistes pro de Santiago)  le matériel prioritaire à acheter en fonction des besoins et surtout des stocks disponibles à Santiago !

Santiago est  surement la ville possédant proportionnellement le plus d’artistes (peintres, acteurs, danseurs, musiciens, chanteurs), une véritable bulle de créativité authentique! L'expression culturelle y prend tout son sens. A Cuba l’accessibilité à la culture, le maintien des traditions est une priorité et une fierté nationale. Tout est fait pour que (tous) les gens dansent, chantent, jouent, peignent…Le nombre d’emploi liés à la culture est stupéfiant. Par exemple, pour une maison de quartier il faut 35 personnes pour gérer et animer le lieux.! Les besoins matériels sont souvent le principal frein au bon déroulement des activités. Même si au vu des moyens ils s'en sortent sacrement bien.Ils ont le spectacle dans la peau!

En compagnie de Amparo vice presidente du conseil arte y escenica de Stgo devant un frigo acheté pour le theatre Cabildo qui permettra aux employés,acteurs techniciens d’y stocker leur déjeuner.

 

 

Nous avons effectué  une donation pour le théatre Cabildo (calle Enramada) ainsi que pour une maison de quartier culturelle (la casa cultura Poveda située dans un quartier populaire). Ces entités qui favorisent le maintien et la pratique de la danse et d’autres activités culturelles. Nous avons acheté des ventilateurs, des frigos, des ordinateurs, des clés usb mais aussi des biens de premières nécessités comme de la lessive ou du savon pour laver le sol et les costumes.
En parallèle nous avons achetés des costumes, des chaussures, des lumières…en faveur des compagnies par lesquelles je suis passé.

En général, même s’ils arrivent à s’en sortir avec peu de choses, toute aide matérielle est précieuse pour l’accomplissement de leur mission. En plus d’une aide matérielle il s’agit aussi de leur montrer notre solidarité pour le magnifique travail effectué auprès de la population. Travailler  avec des personnes qui s’impliquent totalement pour le bien de leur communauté artistique qui nous aidaient à monter les dossiers, définir les listes de matériels, obtenir les autorisations, chercher le matériel, bravo à eux pour leur énergie !

Pour connaitre plus de détails sur la coopération allez faire un tour sur le blog de Fabrice Hatem: http://fabrice.hatem.free.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1575&Itemid=73

Les difficultés rencontrées:

A Cuba, toute donation doit être validée et est suivie avec une attention implacable ! Tout doit être justifié afin d’éviter les abus. Cela nécessite beaucoup de temps et de patience pour initialiser le moindre don. Le processus de validation d’un projet est parfois obscure mais il en vaut la chandelle car au final ce sont des projets dont bénéficie la population et souvent dans des quartiers très populaire où l’accès à la culture est primordial pour maintenir le lien social. Cette aide désintéressée a été très appréciée surplace. Nous aurons versé d’ici fin 2011 près de 8000 euros. D’autres projets de plus grandes ampleurs sont en cours de validation comme la rénovation d’une « casa estudiante » de l’université pédagogique de Santiago. Nous esperons obtenir les autorisations courant 2012.

Avec les artistes

"Parti dans un cadre d'échange bilateral, on m'a proposé d'effectuer en parallèle un séjour prolongé de 2 mois dans chacune des compagnies professionnelles de danses afrocubaines de Santiago de Cuba, à savoir le Conjunto folklorico ORIENTE, Conjunto CUTUMBA et Conjunto Folklorico KOKOYE. J'ai ainsi pu intégrer ces troupes professionnelles en participant même à certaines chorégraphies notamment de Rumba et de Son.

L’objectif était de vivre une expérience authentique. Pour ce faire, le but était intégrer ces compagnies en tant que nouveau danseur et non en tant qu’ élèves étranger, ce fut très compliqué pour obtenir ce statut mais c’était mon souhait initial.
Je voulais connaitre et comprendre la vie des artistes là bas. J’étais venu de nombreuses fois avant, mais c’est la première fois que je venais avec un projet qu’il a fallut préparer en France et finaliser surplace avec les institutions culturelles.

L’immersion :

" J’étais donc totalement immergé dans le quotidien des compagnies, partageant les moments de joies, de stress, de tensions et d'attentes. Ce fut une expérience tant humaine qu’artistique. Ne recevant pas de traitement particulier en tant qu’étranger, j’ai pu observer et vivre de l'intérieur ces moments privilégiés. J’étais un élément de plus dans le groupe, pas moins ni plus important que les autres.

Parfois on pouvait attendre plusieurs jours sans qu’il n’y ait ni cours, ni répétition (pas de salle, pas de musiciens, travaux etc…), dans ces cas là on attend, comme tout le monde, cela fait partie de l’expérience et permet de mieux comprendre les mécanismes de la vie locale.

A plusieurs reprises, les spectacles ont été annulés au dernier moment, chose qu’on est peu habitué à vivre ou voir dans un contexte plus touristique à Cuba. Une anedocte amusante, durant un show de Kokoye au theatro Duplex devant des spectateur uniquement composés d’étrangers, je devais danser la rumba mais n’ayant pas de vêtement adéquats, un danseur m’a prêté les siens (chaussures, pantalon, chemise)…sympa ! Sauf qu’il devait danser aussi…on a donc coupé la chorégraphie en 2 en inventant un intermède afin qu’on ait le temps de se changer en coulisse (et en catastrophe).. Tout s’organise souvent sur le fil avec les moyens à disposition, chacun y met du sien pour qu’au final le public soit satisfait."


Un exemple d'entrainement avec Cutumba,serieux et application

En cloture du séjour, rumba au Parque Cespedes avec KOKOYE, un grand moment de partage.

Ce qui t’as le plus marqué

" Tous les jours direction la salle de répétitions située dans un théâtre généralement. Côtoyer, s’entrainer  et vivre auprès de danseurs et musiciens professionnels de haut niveau fut une expérience incroyable pour un aficionados des danses cubaines comme moi. Observer comment se monte une chorégraphie, assister à toutes les représentations, participer aux répétitions, ainsi qu’aux cours de techniques et de folklor m’ont permis d’acquérir une expérience et un savoir que je n’arrivais pas à trouver en Europe. 

Les connaissances de ces artistes sont considérables. Ils savent danser bien sûr mais aussi « acter » et jouer d’un instrument. Pour intégrer ces compagnies les artistes doivent avoir suivis une formation complète depuis tout jeune et connaitre aussi bien le folklor (Rumba, orishas, bembé, palo, danses haitiennes etc..) que les danses plus populaires (son et salsa..).

Le niveau technique y est très élevé. Le rythme durant les cours étaient impressionnants pour une personne comme moi habituée au cadence pédagogique des festivals et autres stages. Il a fallut s’adapter, travailler et faire ses preuves, car pour participer aux spectacles il fallait montrer qu’on avait le niveau, lorsque cela n’allait pas on venait me le dire sans états d’âmes, c’est ça le vrai apprentissage.
Il ya beaucoup de troupes à Santiago donc beaucoup de concurrence il a fallut montrer qu’on pouvait danser sans détériorer l’image de la compagnie auprès du public. Lorsque je ne connaissais pas la danse enseignée où  que ça allait vraiment trop vite je me mettais de côté pour regarder, pas de traitement particulier…même si les autres danseurs venaient me chercher pour que je réintègre la file…

J’ai été particulièrement surpris de la diversité des danses folkloriques cubaines, allant de celles qui nous sont plus familières comme les orishas ou la rumba jusqu’au merengue haïtien, le vodu et j’en passe ! L’influence des danses venues d’Haïti y est fondamentale,  tout particulièrement à Santiago et la région de l’oriente. La qualité d’un danseur tient autant dans la largeur de ces connaissances que dans la fluidité et l’assurance dans ces mouvements .
Mes amis là bas m’ont souvent fait remarquer que c’était la première fois qu’il voyait ce type d’expérience se concrétiser sur une si longue période me permettant d’intégrer pleinement l’activité des compagnies.»

Et maintenant ?

Avec l’association soycuba nous allons continuer à transmettre et promouvoir la culture cubaine et la solidarité via nos cours et nos stages. Les connaissances acquises et experiences vécues durant ce long séjour vont sans auncun doute améliorer la qualité de notre travail au quotidien. Nous allons continuer les projets de coopérations avec les Santiagueros et maintenir le contact avec les compagnies que Fabien a eu le plaisir de côtoyer de près !

Copyright © 2008 SoyCuba.fr